Confessions d’outre-tombe
Charles Chiffonier, détective privé n’a pas lâché le marteau et le chasse-clou pour une de ces missions ennuyeuses destinées à faire bouillir la marmite. Cette fois-ci c’est du trouble, du mystérieux et ça sent le fric. Avec sa quête sur ses origines inconnues et cet héritage tordu, Claude Grunier, client impénétrable l’a bien hameçonné. Un drôle d’oiseau que ce personnage qui lui impose une prime rencontre à l’ombre des cyprès, dans le cimetière désert de Sarlat-la-Canéda !
De déduction en séduction, en compagnie de la délicate Odile ou de l’ensorcelante Sacha, Charles Chiffonier a la mort aux trousses. Deux balles dans la nuque réduisent au silence son premier déposant. Loin de se laisser abattre, il entend dérouler cette pelote. S’esquisse alors une autre histoire qui puise ses sources à l’époque troublée de la collaboration durant laquelle on ne faisait pas que du tricot…
Publié chez iPagination éditions : n’est plus disponible
Publié en auto-édition
Coule le temps
« Friponne ma chienne, pardonne-moi de t’avoir abandonnée. Je sais qu’elle t’a fait euthanasier. Elle ne pouvait, prétendait-elle, te prendre dans son appartement, trop petit, disait-elle. Il n’était pas trop petit, seulement elle ne supportait pas qu’on y vive. Pour entrer chez elle, il fallait se déchausser, mettre les pantoufles. Si l’on voulait s’asseoir sur son canapé, de cuir blanc, elle vérifiait qu’on eût le cul propre. Et dans sa cuisine, il n’était pas question de cuisiner : on réchauffait juste les plats surgelés. Ainsi est ma fille, qui ne sait pas ce qu’est la vie, l’amour ou la sympathie.
Pardonne-moi Friponne. Clouée sur un lit d’hôpital, souffrant le martyre, je n’ai même pas protesté, tant j’étais accablée, quand elle m’annonça ta mort. Friponne, le temps de la souffrance et de l’exil est fini. Nous allons nous retrouver puisque tu m’as fait signe. Ce sera mon dernier voyage. Puisque tu me le demandes, je viendrai mourir près de toi, dans ces lieux où nous étions heureuses, loin de cet enfer aseptisé. Je mourrai comme meurent les bêtes : seule et sereine et je te rejoindrai ma Friponne, ma chienne, ma fidèle amie. »
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Histoire d’un lézard vert : Mojito
Tous les ans, dès que les températures grimpent et que le soleil inonde la campagne, sortent les lézards verts. Ils se plaisent dans les rocailles du Causse. Oh ! ils n’aiment guère être croisés. À peine perçoivent-ils un bruit, une ombre qu’ils décampent en se faufilant furtivement sous les pierres ou sous les branchages. Où passent-ils ? Que font-ils ? Cela restait un mystère jusqu’à l’année dernière. Nous en avons repéré deux : l’un au coloris vert lime et une autre aux couleurs tirant sur l’orangé. Surprise au pied d’une bâtisse en ruine, la femelle lézard vert réapparaissait quelques jours plus tard dans le potager d’où elle s’extirpait d’une cavité qu’elle avait creusé pour pondre. Enfin on comprenait à quoi servait ce trou au milieu des pastèques qui n’existait pas lorsqu’on les avait repiquées. Ainsi a commencé l’histoire d’un lézard vert : Mojito.
La Couvée fantôme
Ce dimanche 25 avril, la journée avait été agréable, ensoleillée, douce. Nous avions mis en terre les pommes de terre et repiqués les cucurbitacées. Installés sur la terrasse ombrée par le tilleul, nous veillions sur le barbecue dans lequel le chêne se consumait. Au menu du dîner merguez et côtes d’agneau. Soudain retentit le cri guttural d’une perdrix : dans le prairie en contre-bas au sud. Elle n’était pas loin.
Habituées et adaptées à ce territoire austère, Les Perdrix rouges au fil des années conquirent l’espace. Le premier contact se fit des années plus tôt dans le jardin. Belle-Lurette, la chienne cocker le nez au sol débusqua une perdrix en train de couver. Apeurée, elle s’envola. Le lendemain matin, les œufs étaient encore là mais froids. Craignant qu’elle ne les ait abandonnés, je les glissais sous une poule Brama Perdrix Grande qui couvait mais n’avait pas d’œufs. Ça arrive ! Et rien à faire pour la décourager, la ramener à la raison. Prise par une fièvre qui la coupe de la réalité, elle s’entête, persiste et attend que cela passe.