Grand paon de nuit

Le Grand Paon de Nuit

Le Grand Paon de Nuit : photo E.G.

C‘est un habitué de notre espace ! Attiré et rassuré par le vieux frêne, régulièrement, nous côtoyons  le Grand paon de nuit – Saturnia Pyri – au printemps ! En 2020, il échoua dans notre salon. Quelquefois nous apercevons sa chenille émeraude et azur qui cherche à nicher dans les branches du frêne.

Ce dimanche 14 avril 2024, il faisait chaud, très chaud. C’est E. G. qui l’a vu, agrippé sur un mégalithe. Il ne ressemblait pas à grand chose, encore tortueux et enveloppé dans un cocon grisâtre. Le Grand paon de nuit se mouvait lentement, maladroitement. Il cherchait un peu de fraicheur. Puis il s’installa sur la paroi verticale de la pierre qui souvent nous sert de siège. Bien ancré, petit à petit, il s’extirpait de son cocon et commençait à déployer ses ailes.

Puis, surprise  !

 

Deux grands paons de nuit : c’est rare de les voir ainsi – Photo E.G.

Il n’y avait pas un mais deux Grands paons de nuit. Sans doute étaient-ils en train de s’accoupler. La chaleur les incommodait. Ils poursuivirent leur périple à la recherche d’un coin ombragé. L’un après l’autre, ils migraient. Hésitaient, s’agrippaient à la paroi de la maison, attendaient. Le premier à s’être extirpé de son cocon s’envola vers le jardin en fin de journée. Le deuxième semblait en difficulté, sans doute gêné par la chaleur excessive de ces quelques jours d’avril – l’on a dépassé les trente degrés.Le lendemain, il avait disparu.C’était la première fois, que nous en observions deux ensemble. C’est signe qu’il se plaît dans cet habitat encore sauvage, préservé.

 

Accouplement du Grand paon de Nuit

Photographies E.G. et C.M.

Published by M. B le 20 avril 2024