L’automne au temps du confinement

2020 restera une année à part. Même si elle n’est pas tout à fait terminée, on peut dire que l’on s’en souviendra. L’épidémie de coronavirus l’aura imprégnée. 2020 aussi se caractérise aussi par des températures imprévues. Une douceur exceptionnelle a marqué le début du printemps. L’automne l’imite. Habituellement, à Toussaint, les premières gelées ont sévi. Rares dans nos jardins sont les plantes qui résistent. Or, depuis Octobre bien arrosées, elles ne cessent d’envahir les espaces libres : jardins, prairies, landes, forêts. Mal traitées durant l’été par une sécheresse intense où les températures dépassaient quelquefois les 40° – certaines ont même été carbonisées – elles semblent s’évertuer à s’offrir une seconde vie, offrent des floraisons époustouflantes comme si elles cherchaient à se reproduire.

Jamais les Causses du Quercy n’ont été aussi verdoyants, aussi lumineux et n’ont proposé autant de variétés végétales. Les vivaces aussi développées qu’en début de saison fourmillent. Partout dans les champs les papillons volètent encore attirés par les pollens du romarin ou de l’origan. Les annuelles se plaisent à refleurir : la fausse camomille, la saponaire officinale, les silènes et les achillées millefeuille profitent des journées ensoleillées.

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