Le printemps 2024 arriva d’un coup dans un brasier de couleurs. La pluie ayant cessé, elle laissa la place à une douce chaleur et un soleil guilleret. Aux endroits les plus abrités, l’herbe croissait. Poussaient les pissenlits. La doucette en quantité s’épanouissait au milieu des pelouses sèches. S’annonçaient les premières fleurs. Les pâquerettes en abondance squattaient les parterres verdoyants. Les violettes bien épanouies s’infiltraient entre les rocailles. Puis venaient, imposantes et fières les lunaires annuelles, bien connues sous la dénomination : monnaies du pape. Était-ce les suites de la sécheresse qui s’était prolongée jusqu’à la fin de l’automne, elles pullulaient, s’accolaient les unes aux autres d’une densité exceptionnelle, s’accaparant l’espace. Puis vinrent les floraisons des vivaces : les tulipes, les jonquilles qui avaient résisté à la chaleur intense de l’été et de l’automne. Mais elles se faisaient désirer.
- Timides, les tulipes se font rares. Sont-ce les mulots qui ont mangé les bulbes ou est-ce la compagnie des pissenlits qui leur déplaît ?
- Par contre, les monnaies du pape se sont ressemées en abondance. Magnifiques, elles innondent les parterres de leurs tendres et délicates couleurs.
- Ce printemps 2024, les pieds de pissenlits sont exubérants. Alors qu’à notre arrivée sur cette terre, on n’en voyait guère, désormais on ne se gêne plus pour les manger en salade tandis que les pinsons raffolent de leurs aigrettes.
- Les violettes ont tardé à apparaître. Fortifiées par la pluie de l’hiver, les pieds ne sont pas maigrelets.
- Dans la cour, les pâquerettes vivaces enjolivent une herbe bien drue.
- Au pied d’une vigne ancestrale, monnaies du pape, tulipes et lis jaunes se disputent l’espace.
Le long de la rivière
Le printemps ne rayonnait pas que sur le Causse. En bordure de la rivière, aussi la verdure s’excitait. Se déployaient les jonquilles par touffes aux couleurs éclatantes. A côté d’elles, les coucous n’étaient pas en reste envahissant des terrains moins riches, plus caillouteux. Les violettes se nichaient au pied de la falaise. Les petites pervenches s’approchaient de la rive. Toutes les couleurs du printemps éclataient, festoyaient. Dans la terre encore grasse se plaisaient les ficaires, fausses renoncules protégées par de magnifiques peupliers encore dénudés.
- Encore des violettes mais celles-ci plongent leurs racines dans une terre tendre et limoneuse, elles s’accaparent l’espace et se multiplient au milieu d’un humus riche et imbibé.
- Quelques jonquilles !
- Surplombant la rivière qui à la sortie de l’hiver coule à flôt, cette plante est la seule à s’être aventurée en ce lieu.
- La ficaire, fausse renoncule s’étale le long des rives et prolifère d’année en année.
- La primevère officinale plus communément appelée coucou s’accomode bien de l’ombre.
- Modeste mais gracieuse la petite pervenche apporte de douces touches colorées à l’abri au pied de la falaise.











