Les couleurs du printemps

Le printemps 2024 arriva d’un coup dans un brasier de couleurs. La pluie ayant cessé, elle laissa la place à une douce chaleur et un soleil guilleret. Aux endroits les plus abrités, l’herbe croissait. Poussaient les pissenlits. La doucette en quantité s’épanouissait au milieu des pelouses sèches. S’annonçaient les premières fleurs. Les pâquerettes en abondance squattaient  les parterres verdoyants. Les violettes bien épanouies s’infiltraient entre les rocailles. Puis venaient, imposantes et fières les lunaires annuelles, bien connues sous la dénomination : monnaies du pape. Était-ce les suites de la sécheresse qui s’était prolongée jusqu’à la fin de l’automne, elles pullulaient, s’accolaient les unes aux autres d’une densité exceptionnelle, s’accaparant l’espace. Puis vinrent les floraisons des vivaces : les tulipes, les jonquilles qui avaient résisté à la chaleur intense de l’été et de l’automne. Mais elles se faisaient désirer.

Le long de la rivière

Le printemps ne rayonnait pas que sur le Causse. En bordure de la rivière, aussi la verdure s’excitait. Se déployaient les jonquilles par touffes aux couleurs éclatantes. A côté d’elles, les coucous n’étaient pas en reste envahissant des terrains moins riches, plus caillouteux. Les violettes se nichaient au pied de la falaise. Les petites pervenches s’approchaient de la rive. Toutes les couleurs du printemps éclataient, festoyaient. Dans la terre encore grasse se plaisaient les ficaires, fausses renoncules protégées par de magnifiques peupliers encore dénudés.

 

 

 

 

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